Guerilla gardening france
Guérilla gardening France | Objectifs
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Objectifs

En cours de réécriture

Sommaire :



➝ Un mode d’action autonome


➝ Nos principaux objectifs


Faisons appel à la spontanéité


Pour une autogestion et une intégrité


Contre le délaissement et la perte d’opportunités


Des savoir-faire non techniciste, écologiques et expérimentales


Créer des lieux de rencontre et de vie dans l’espace public


Être acteurs sur des sujets d’actualité et le manifester grâce à nos plantes


Cultiver la ville pour questionner et pour apprendre


➝ Conclusion



➝ Références

➝ Un mode d’action autonome :

à venir… !

 

 

 

 

➝ Nos principaux objectifs :

 

Certains sont bercés par l’envie de voir leur ville submergée de fleurs et/ou de légumes ; d’autres n’ont pas de jardins et le font simplement pour le plaisir de jardiner, pour rencontrer leurs voisins et rendre leur environnement plus agréable… Nous invitons chacun d’eux à s’épanouir et à aller jardiner en bas de chez eux, dans l’espace public, à leur manière et sans attendre qu’on le leur autorise.

« Vous vous promenez dans un quartier laid tous les jours, vous ne remarquez rien. Puis, un jour tu te réveilles et remarques quelque chose de magnifique qui est venu ici pendant la nuit. C’est ça ma révélation » (Oppenheim Chicago)

Le jardin ça n’est pas seulement un lieu où l’on se repose, où l’on oublie les tracas du monde et où l’on retrouve un barbecue, une haie, des fleurs, des topiaires et du gazon… C’est aussi un lieu où les notions d’utopie, d’activisme, de changement social, de paix et de communauté sont présentent.

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Rien que le geste de planter est, potentiellement, une forme de protestation et de résistance. Ceux davantage écolo-militants ou activistes passeront même à l’action pour dénoncer un paysage banalisé, des pratiques culturales non-écologiques, l’urbanisation de plaines agricoles (par exemple), l’omniprésence de la publicité, le délaissement de leur quartier, la pollution…

Mais ça n’est pas simplement un geste de refus, mais aussi un acte positif, déterminé et concret. Chacun, à sa manière, participe au mouvement de Guerrilla Gardening et comme la liberté d’expression il n’attend pas qu’on lui autorise de jardiner !

Chacun a sa propre vision de la société et se crée la guérilla gardening qui lui ressemble ou qui l’inspire.

« Parmi les différentes modalités selon lesquelles un mouvement tente d’exister publiquement, il faut sans doute mentionner l’occupation de l’espace , qui consiste à manifester sa présence dans un espace donné pour être vu. On peut même considérer l’occupation de l’espace comme une forme de langage politique possédant une portée symbolique. Une manifestation d’un groupe se déplaçant avec des banderoles et des panneaux est une forme temporaire d’occupation de l’espace. Mais :

« un sit in de quelques dizaines ou centaines de milliers de manifestants constitue une stratégie tout aussi efficace que la forme du cortège classique. Le rendement symbolique se mesure à l’aptitude des manifestants à mettre en œuvre des stratégies signifiantes d’occupation de l’espace en recourant aux différentes manières dont ceux-ci entendent se manifester »
S. Collet, « La manifestation de rue comme production culturelle militante », Ethnologie française, XII, (2), 1982, p. 176. » [1]

 
 
A chaque époque, de nouvelles guérillas apparaissent sous des formes originales, dont les caractéristiques varient au gré des motivations et des convictions de leurs partisans. A travers les pages web de ce site, vous pouvez retrouver notamment les inspirations et les actions menées par les guérilla gardening de france et d’ailleurs.
 
 
[Lire : Un manifeste de GG]

 

 

 

 

 

➝ Faisons appel à la spontanéité :

L’espace public est une successions de lieux accessibles à tous, un monde que nous souhaiterions réinventer afin de le vivre pleinement. La rue n’est plus qu’une structure organisée par et pour les exigences de l’économie et de la croissance. Pourtant, l’espace public devrait être organisé selon les exigences de la démocratie et être vécu par chacun de nous. Il n’est pas aménagé pour être appropriable et c’est aujourd’hui la police, les services propreté et les encadrants culturels qui s’en occupent. Avec nos plantes, nos graines et nos outils, nous allons le squatter en attendant qu’il y soit restitué de droit à ses habitants !

« Un jardin venu du haut ça ne marche pas, il faut que ça vienne par ceux qui veulent jardiner »
Florence De Massol, Conseillère d’arrondissement. Adjointe à la Maire du 20e Paris. « Environnement, développement durable, espaces verts, plan climat ».

Nous cultivons et jardinons des espaces publics qui ne nous appartiennent pas sans attendre d’autorisation et dans une certaine mesure de manière illégale. Mais l’acte de jardiner n’est pas illégal et nous nous battons pour que cet acte ne soit par répréhensible, qu’il soit toléré et encouragé ! Nous ne nous occupons pas de jardins existants, nous en créons de nouveaux dans les espaces délaissés. Cette sortie de l’attentisme pour passer à l’action évite aussi le conflit avec les propriétaires publics et privés et les jardiniers municipaux et engage la création libre et spontanée de nouveaux jardins.

➝ pour une autogestion et une intégrité

Nous ne recherchons pas à travailler avec les institutions et les boites ou lobbies à la recherche de communication verte (greenwashing). Nous refusons de faire de la publicité pour ceux qui polluent, ceux qui délaissent nos rues et cela tant que le droit à la liberté de jardiner, de semer et de s’exprimer ne sera pas pris en considération. Nous ne faisons pas de demandes de subvention mais des appels au don, à la générosité, à la production autonome de graines et de plantes. La liberté permet d’être réactif, spontané, conscient et auto-géré.

Aujourd’hui, certains gouvernements municipaux éclairés préfèrent adhérer au concept plutôt que de tenter de le réprimer. La collaboration entre acteurs et le contrôle progressif, plutôt qu’opposition et restrictions, afin de réduire graduellement les principaux problèmes au minimum. Une maîtrise des heureux jardiniers s’installe, une perte de spontanéité et des restrictions imposées par la mairie s’instaure. Les jardins partagés en sont souvent l’exemple même : Signature d’un papier pour que les jardiniers quittent sans embrouilles le site quand le propriétaire le souhaite, clôture et porte verrouillée obligatoire, charte de bonne conduite, etc.

 

« la ‘guerilla gardening’ peut déjà être considérée comme un succès car les autorités deviennent progressivement plus tolérantes, nous les rencontrons pour en parler. Mais nous avons besoin d’autorisations, de projets concrets à long terme et d’encouragements. »
Richard Reynolds

« Sans non plus étouffer ces mouvements qui tirent leur force de leur spontanéité »
Florence de Massol anciennement à la mairie du 20eme paris

 

Mais on oublie que tout cela ce joue dans notre « espace public », organisé selon les exigences de la démocratie et des souhaits de chacun ! Heureusement les jardins publics urbains sortent peu à peu de cette vision de l’espace public, de ce confinement à l’Haussmannienne et on assiste à une recherche de diversification des formes et des usages. Il est donc temps de reprendre en main l’espace public qui est à chacun nous !

 

« L’espace public c’est l’instrument de pacification et de neutralisation de oppositions face au spectre d’une réappropriation où il serait premièrement occupé, deuxièmement autogéré, auto-organisé… »

Jean Pierre Garnier

 

 

➝ Contre le délaissement et la perte d’opportunités

La guérilla jardinière se bat contre la rareté de la terre, la destruction de l’environnement et le gaspillage d’opportunités.

Nous sommes d’accord sur le fait que la propriété donne à l’humain un minimum d’intimité et de stabilité et que c’est essentiel pour chacun d’un voir un lieu où mener son activité, ses projets et s’épanouir. Mais si un terrain est dormant, si il est délaissé alors que des centaines de personnes sont sur liste d’attente pour avoir accès à un jardin partagé, s’il ne sert qu’à satisfaire les logiques de spéculation ou de réserve foncière à de lointains projets encore mal définis, et bien nous nous permettons d’aller y jardiner !

Cette situation est trop scandaleuse pour que l’on ait des scrupules à en contrarier les logiques ! Dans ces interstices, ces espaces d’incertitude ou ces vides programmés, nous préférons y voir des jardins et des projets plein d’étincelles tant que de meilleurs sorts ne leurs sont pas donnés.

Nous transformons des délaissés grisâtres et « non rentables » pour leur donner une autre rentabilité écologique, sociale, symbolique, culturelle, artistique et politique ; laquelle restaurera naturellement son utilité économique.

Chaque mètre carré de terre urbanisé, chaque jardin détruit le seront définitivement et la planète terre n’est pas extensible…

 

victor locuratolo

Sur 100 hectares de la ville moderne génère 25 hectares d’espaces résiduels prêts à être exploités par les jardins, à être appropriés et vécus. Le repérage de ces interstices urbains, la mise en place de jardins urbains collectifs au plus près des habitants sont une complémentarité aux jardins présents dans la plaine qu’il ne faut pas sous-estimée surtout en vue de la demande importante.
Ainsi, les pieds d’immeuble, les parkings en surnombre, les pelouses abandonnées, les ronds-points et tant d’autres anfractuosités s’offrent à nous.

 

 

 

➝ Des savoir-faire non techniciste, écologiques et expérimentales

Vive les jardins qui débordent et qui bourdonnent, les potagers façonnés par celles et ceux qui les vivent. Habiter, c’est bien plus que d’avoir juste un toit et répondre à nos préoccupations routinières, c’est étendre notre imaginaire, nos besoins de nature et l’expression de nos personnalités dans notre environnement immédiat. Nous refusons d’attendre une place dans un jardin partagé parfois éloigné de chez nous, qui ne nous conviendra peut-être pas et dont les chartes et les parcelles individuelles ne nous apporteraient pas tout ce que nous aurions rêvé.

Nous n’avons ni envie de reproduire le mobilier urbain normé et monotone qui sécurise nos rues, ni de copier les styles de jardins que l’on nous vend aujourd’hui dans des expositions de design. Notre société de consommation pousse à jeter et à détruire ce qui est démodé ou éraflé, alors que nous pouvons le partager et lui redonner vie pour donner naissance à des jardins hors norme. Nous sommes pour la récup plutôt que le neuf et la mode à tout prix. Les « déchets organiques » de nos poubelles et la terre déblayée pour construire un immeuble peuvent recréer un sol fertile, les matériaux jetés par les ménages peuvent servir à toutes sortent d’éléments pour le jardin. Nous faisons appel à la création de jardin à moindre coût, non techniciste et avec des savoir-faire appropriables par tous. Nous bidouillons, nous expérimentons sans arrêt de nouvelles formes de jardinage, de culture et de guérilla de l’espace public.

Nous ne recherchons pas la perfection dans le détail, ça n’est pas forcément vendeur et aux normes habituelles mais au moins ça vit, ça fait rêver, ça donne une personnalité et ça donne des idées à d’autres.

Nous dénonçons la production des végétaux non naturels boostés aux hormones dans les pépinières, la création d’un paysage standardisé, les fleurissements jetables, les pratiques non écologiques et nous appelons à pratiquer un jardinage expérimental.

 

ecoblanchiment

 

➝ Créer des lieux de rencontre et de vie dans l’espace public

Parler d’espace public c’est dénoncer un état de crise avec moins en moins de valeurs, de politesse et d’urbanité (urbanité = ce que chacun faisait pour entretenir l’espace public devant chez lui, salutation…) . Aujourd’hui l’espace public est davantage un non-lieu avec des échanges rigides, l’addition de parcours strictement individuels. Tout est fait pour que la sphère individuelle prédomine, pour que la vie soit automatisée, les échanges impersonnels et distants et que l’espace public ne devienne qu’une simple plateforme. Un affaiblissement social se fait sentir, l’espace public n’est plus un lieu de confrontation, de manifestation et d’expression. La démocratie recherche une relative neutralité qui lisse les échanges, délimite les compétences, régule est fait des compromis.

Quand une personne jardine des pieds d’arbres, par exemple, elle le fait par un besoin irrépressible de jardiner et un besoin de nature. L’idée est ici assez simple, c’est un geste pour apporter de la couleur et de la beauté dans sa rue, c’est une activité ludique qui permet la rencontre.

C’est également un plaisir, voir pour certaines personnes, un remède que de faire pousser des végétaux ou des légumes. Pour d’autres c’est le dégout des salles de sports climatisées où l’on court sous des néons. Ils préfèreront dépenser leur énergie à jardiner avec la guérilla gardening pour quelque chose qui leur fait plaisir et qui améliore leur environnement.

 

 

➝ Être acteurs sur des sujets d’actualité et le manifester grâce à nos plantes

Une infime partie de la population possède à elle seule la quasi totalité de la planète terre, si nous partagions équitablement les terres cultivables nous pourrions chacun avoir 2000m2 de terre cultivable ! deux tiers des terres arables appartiennent seulement à 3% des propriétaires terriens.

Pour certains, cultiver sans permission est devenu un acte naturel, l’assimilation à un acte de rébellion n’y est pas présente. Pour d’autres, défier l’autorité semble indispensable pour ne pas rentrer dans la conformité et les derniers doivent apprendre que l’espace public est à tous…

Nos plantes sont une sorte d’instrument de régénération d’un espace de vie abimé, mais également un instrument de protestation. Une revendication non violente contre la négligence de notre cadre urbain, un fait qui devrait être au cœur des questions de société et d’écologie.

 

Depuis quelques années des mouvements activistes reprennent la marche contre le greenwashing, les problèmes écologiques et sociaux. Des groupes qui doivent trouver de nouvelles armes pour leur combat. Le rire qui fait parfois trop rire, la « violence » qui décrédibilise parfois, les actions dans l’ombre qui se perdent et bien d’autres essais montrent qu’il n’y a pas un seul moyen de revendiquer nos rêves. Se faire entendre, rester fidèle à ses objectifs et en accord avec les amis demande d’être à l’écoute, savoir rebondir, s’adapter et avancer. C’est pourquoi je reste particulièrement ouvert à toute les critiques, tous les débats, tous les avis et que nous organiserons plusieurs moments de rencontres pour que chacun participe à un guérilla gardening qui lui ressemble. Etre guérilleros c’est être libre de toute hiérarchie, être un gardener c’est voir le jardin comme une source de rêve infinie…

 

 

 

➝ Cultiver la ville pour questionner et pour apprendre

Pour subvenir à nos besoins alimentaires et faire bouger les autorités face aux enjeux de nos sociétés, nous semons des légumes !

L’intérêt principal de la démarche de pratiquer l’agriculture urbaine est d’interroger et de demander les autorités politiques sur les stratégies alimentaires globales, de renforcer les circuits courts et la pérennité de l’agriculture aux portes des villes contre l’étalement urbain. Le choix de la politique sacrifiant massivement l’emploi, privilégiant la chimie et la mécanisation; le choix de subventions orientée vers le productivisme…

Si des efforts seront nécessaires pour orchestrer la réappropriation par l’organisation urbaine des pratiques horticoles, les bases seront ainsi déjà posées dans certaines villes notamment grâce aux actions de la guérilla potagère.

Une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) estime que la surface potentiellement végétalisable est de 320 hectares, dont 80 seraient « facilement » végétalisables.
Nous pensons que cette étude se limite aux grandes parcelles, aux toits privés et espaces visible depuis satellite et donc que les surfaces disponibles voir interstitielles sont bien plus importantes.

« Si l’on prend une hypothèse très simplificatrice et optimiste de 5 kilos de légumes frais par m2 sur 320 hectares, cela ferait 32.000 tonnes de légumes par an, soit quand même de quoi alimenter 230.000 Parisiens en légumes frais »
l’ingénieur Nicolas Bel créateur du potager sur le toit de l’école AgroParisTech.

Pas de quoi nourrir une ville comme Paris donc, mais un potentiel à exploiter pour y contribuer.

 

La guérilla jardinière rapprend les gestes du jardinage ! On arrête d’appuyer sur des boutons, on fait un geste qui a du sens, on se rend compte qu’il faut du temps pour un légume de pousser, on change son quotidien et aucune télécommande ne sera là pour redonner vie à une plante si elle meurt…

Apprendre à jardiner, à gouter les plantes, à être sensible aux griffures du branchage et ne pas avoir peur du contact avec la terre. Nous devons trouver les moyens pour atteindre les générations futures et leur donner la possibilité d’avoir de la terre sous les ongles dès leur jeunesse, car c’est uniquement en fréquentant la nature et la terre qu’ils pourront prendre conscience de leurs importances et qu’ils pourront les utiliser et les protéger le plus efficacement possible.

La cueillette comme le glanage sont des gestes simples qu’il faut également apprendre. Indiquer à son voisin où il peut récupérer les fruits tombés d’un arbre ou comment reconnaitre les « mauvaises herbes » comestibles accompagnent le mouvement de la guérilla gardening.

Notre société de plus en plus déconnecté de la terre et de la nature conduit de plus en plus de personne à se réapproprier des savoirs traditionnels et manuels, à produire et à manger localement, à s’exprimer et à agir localement. Le phénomène du jardinage et la multitude des sujets qu’il aborde (écologie, social, politique…) n’est donc certainement pas un effet de mode.

 

pédagogie guérilla gardening lyon
 
 
 

  –›  Restons un mouvement activiste !

 

Un abracadabra de jardin contre-révolutionnaire ?

Extrait d’article de RTF

« avez-vous réfléchi à l’effet que produisent les plantes que l’on trouve dans les espaces verts publics ?

Les espèces plantées dans les espaces publics sont-elles importantes ou représentatives de quelque chose ? Un oignon de tulipe « planté de manière autonome » sur un rond-point est-il le prélude de la rébellion à venir ? Les sarments de lierre pendant sur le bâtiment administratif ont-ils un rapport avec la façon dont le pouvoir politique qu’il abrite est structuré ? Est-ce que Madame Chose et Monsieur Tout-le-monde pensent autre chose que « Tiens, un parterre de fleurs » lorsqu’ils longent dans la rue une plate-bande de légumes fraîchement plantés ? Non, non et non.

Non, État et capital : […] Nous exigeons ce fichu quartier en totalité ! C’est pourquoi ces actions doivent être rejetées dans leur ensemble, en tant qu’agitation contre-révolutionnaire, magie dévote naturelle […] RLF veut la révolution et proscrit les thérapies d’occupation stimulantes des révolutionnaires à temps partiel, qui feraient mieux d’utiliser ce temps à des fins plus pertinentes.

À part si vous pratiquez le véritable guérilla gardening : si vous développez une approche respectueuse de l’environnement pour la production alimentaire, si vous trouvez des moyens d’approvisionnement hors du capitalisme des grands groupes, si vous créez des structures d’organisation autonomes. »

Aujourd’hui, certains gouvernements municipaux éclairés préfèrent adhérer au concept plutôt que de tenter de le réprimer. La collaboration entre acteurs et le contrôle progressif, plutôt qu’opposition et restrictions, afin de réduire graduellement les principaux problèmes au minimum. Une maîtrise des heureux jardiniers s’installe, une perte de spontanéité et des restrictions imposées par la mairie s’instaure. Les jardins partagés de la ville de Paris en son l’exemple même : Signature d’un papier pour que les jardiniers quittent sans embrouilles le site quand le propriétaire le souhaite, clôture et porte verrouillée obligatoire, charte de bonne conduite, etc.

La guérilla gardening invite les gens à jardiner de manière instinctive, sans restriction ni demie mesure afin de défendre notre droit et notre liberté de jardiner !

 

Il faut donner aux habitants les moyens de se réapproprier les espaces publics, de pratiquer la rue, de réinvestir la ville et ses interstices afin qu’elle devienne le trait d’union du lien social. Sous l’effet de pratiques clandestines réfléchies, bon nombre d’exemples prouvent qu’il est possible d’institutionnaliser ces actions si elles vont dans le sens d’une amélioration du cadre de vie des citoyens et si elle garde leur côté spontané.

 

 

 
 
 
 
 

/Conclusion/

Ces objectifs ne sont pas figés et tristes, ils ne demandent qu’à être mouvant, remis en question et redessiné à la convenance de chacun. Ces objectifs ne vous donnent le point de vue que de quelques personnes du mouvement, à une échelle locale du mouvement international de la « green guerrilla ». C’est l’expression de leurs objectifs, de leurs rêves et des motivations qui les font aller de l’avant. C’est pour parler de ce qui les distingue d’autres formes de jardinage urbain ou même d’autres guérilla jardinières plus conventionnelles. C’est pour faire connaître ce qui leur semble pertinent de défendre aujourd’hui à travers ce mouvement.

Enfin, c’est un appel à l’action conviviale et joyeuse !

[Lire : Un manifeste de GG]

 

Connaissez vous beaucoup d’autres sorte d’actions qui permettent à la fois aux gens de s’exprimer, d’avoir un regard différent sur les espaces qui les entourent, de leur permette de changer leur quotidien et qui fasse l’unanimité pour toutes les classes sociales et tous les ages ?

 

 

 

 

Références :

CODAT

(Collectif pour la défense des arbres de Touraine)

Le mail Jean Royer est occupé depuis mercredi 6 avril par un nombre croissant d’individus opposés à l’opération catastrophique pour l’environnement et la vie collective du quartier Sanitas, consistant à abattre 180 arbres pour faire passer un tramway qui aurait très bien pu passer ailleurs. Le massacre a, en effet, commencé ce jour-là, créant la mobilisation dans le quartier. Soutenus par de nombreux habitants qui les ravitaillent, les occupants ont installé un petit campement de tentes, de hamacs et dorment sur place pour empêcher les tronçonneurs de commettre leur sinistre besogne. Aucune tentative de dialogue n’a à ce jour n’est venue de la mairie.

→ sur le forum

 

 

Food not lawn

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En total décalage avec cette réalité, le gazon est l’exemple même de l’aberration du fonctionnement de nos sociétés occidentales. Il a été calculé que la surface moyenne d’une pelouse d’une famille Américaine pouvait nourrir six personnes tout en gardant un espace d’agrément (foodnotlawns.com). De plus, les gazons demandent un entretien colossal (pétrole / électricité pour la tondeuse, temps en main d’œuvre, en eau et parfois en engrais / anti mousse…) ce qui en fait une végétation en contradiction avec la philosophie du guerillero.

Cependant, certains gazons demandent peu d’entretiens et ont un aspect naturel appréciable si on les laisse pousser naturellement, ceux-ci ne sont donc pas des cibles prioritaires pour la guérilla gardening. A l’inverse, l’attaque des gazons délaissés peuvent être des cibles pour nos actions…

 

Cliquez ici pour en découvrir un extrait de l’an 01 de Gébé sur les potagers urbains…

 

Luc Schuiten

Architecte visionnaire qui cherche de nouvelles utopies pour la ville de demain et laisse penser que des changements viendront bouleverser le monde d’aujourd’hui. Le végétal est sa grande source d’inspiration et je pense qu’il était intéressant de vous présenter son travail.

→ Cités Végétales, Le site

Ce début de millénaire se caractérise par une prise de conscience de plus en plus massive de l’importance des changements climatiques à venir. Le monde scientifique et politique tire la sonnette d’alarme: l’Unesco, le Giec, les sommets internationaux de Rio, Johannesburg et Bali prévoient le pire pour le siècle à venir si nous ne modifions pas radicalement nos comportements. Les projets proposés par les pouvoirs publics et les décideurs s’avèrent insuffisants pour enrayer de façon efficace cette problématique. Nos actions futures doivent être considérées comme une tentative de réconciliation et de coopération avec la nature afin de pouvoir vivre tous ensemble en symbiose avec notre environnement.

 

1/42/43/44/4

 

 

Fallen Fruit

http://guerilla-gardening-france.fr/OUTILS/jpg/urban_fruit_action.jpg→ Leur website
En vertu d’un règlement de Los Angeles, tous les fruits et légumes qui poussent au-dessus des trottoirs font partie de l’espace public, ce qui signifie que même les arbres plantés dans des jardins privés peuvent produire des fruits «publics». Ils tracent des cartes de localisation des arbres fruitiers qui poussent par-dessus les clôtures et dans les terrains publics autour de Los Angeles. Il vise ainsi à se réapproprier des espaces publics productifs. En démontrant qu’il est facile de faire pousser de la nourriture dans la ville, le collectif de citoyens reprend ses droits sur la ville et plaide pour une ville comestible et pour la réhabilitation d’une production alimentaire urbaine.

 

Action directe à exarchia

praa

(Athènes)

Bel exemple qui devrait être suivi. Des personnes armées de pelles, de pioches, de pics, de marteau-piqueurs, et de beaucoup de rêves, occupent un parking, détruisent l’asphalte, plantent des arbres et transforment le lieu en un parc public.

Tout au long de la journée du samedi 7 mars 2009, l’Assemblée Populaire de Exarchia a occupé un grand parking près de l’endroit où est mort d’Alexis Grigoropoulos pour récupérer cet espace « gris et goudroné » de la ville et exiger sa transformation en parc.

 

 

Dépave !

Depave favorise la transformation de plus de places pavées, engager et inspirer les communautés à se reconnecter à la nature des paysages urbains à travers la réduction de la chaussée. Depave est un but non lucratif basée à Portland, OR.

 

Une publicité = 1 arbre

 

Elmut Smits : A vrai dire ce serait plutôt 10 arbres pour compenser les imposantes/imposées sucettes publicitaires. Toujours est t’il que l’artiste Elmut Smits est très réconfortant. Il nous rappel que la nature, l’environnement, l’art, l’intelligence, l’imagination seront toujours plus fort que la publicité. Ici il se permet de planter un arbre devant un panneau publicitaire et ça marche ! Voici un exemple d’endroit où agir prêt de chez vous…

 

 

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Semeurs d’eau trouble

Additif est un collectif de réflexion et d’interventions dans l’espace urbain occupé à travailler sur des territoires existants afin de les réveiller. Réveler ce qui nous entoure, ce qui nous échappe. Agir sur les non-lieux, les transformer pour leurs redonner un sens, une nouvelle lecture, se rendre au contexte, offrir de nouvelles poétiques.

Le réseau d’égouts pourraient être le terreau fertile des jardins urbains. une nouvelle cartographie, celle de l’humus urbain et humain.

additifGuerillagardening additifGuerillagardening additifGuerillagardening

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premières corrections de cette page apportées par Kymo en Janvier 2011

source : [1]« S’approprier de l’espace pour être reconnus comme « travailleurs ». L’exemple de lutte du Mouvement des « Sans terre » au Brésil » Susana BLEIL CEMS/IMM/EHESS & Université du Havre

Des fautes ? des références ? des corrections ? des sources ? Dites le sur la page de contact






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