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Guérilla gardening France | Des manifestes !
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Des manifestes !

 

Un manifeste de Guérilla jardinière ! 

L’espace public est un immense terrain de jeu, un monde que nous souhaiterions réinventer afin de le vivre pleinement. La rue n’est plus qu’une structure organisée par et pour les exigences de l’économie et de la croissance. Pourtant, l’espace public devrait être organisé selon les exigences de la démocratie et être vécu par chacun de nous. Il n’est pas aménagé pour être appropriable et c’est aujourd’hui la police, les services propreté et les encadrants culturels qui s’en occupent.

Avec nos plantes, nos graines et nos outils, nous allons le squatter
en attendant qu’il y soit restitué de droit à ses habitants !

 

À partir du XVIIe siècle, le terme squat apparaît pour désigner les occupations illicites de terres par des paysans anglais, les Diggers, menés par Gerrard Winstanley. Le squat (de l’anglais to squat, s’accroupir), désigne l’occupation d’un lieu dans une perspective d’habitation sans l’accord du titulaire légal de ce lieu. Juridiquement qualifié d’occupation sans droit ni titre, le squat est par définition illégal. Dans les années 70, Liz Christie et sa bande d’amis créent une nouvelle forme d’action urbaine qu’ils appellent « green guerrilla ». Ces actions consistaient à occuper des terrains vagues dans New York pour y créer des jardins et les premiers Community Gardens
(parents de nos jardins partagés en France).

Ces actions ont aujourd’hui lieu aux quatre coins du monde et se font appeler « guérilla jardinière », « guérilla gardening », “guérilla fruitière” ou « guérilla potagère » en France.

 

A chaque fois que nous semons une graine, nous réactivons le mouvement, qui participe à une histoire et à un changement global. Les répercussions de nos actions de végétalisation de l’espace public nous échappent souvent ; mais à l’image des guérillas qui participent aux escarmouches en marge de l’armée, nos actions participent incontestablement à la victoire de la nature, des légumes et de la verdure sur le béton froid et lisse de nos villes.

Nous sommes d’accord sur le fait que la propriété donne à l’humain un minimum d’intimité et de stabilité et que c’est essentiel pour chacun d’un voir un lieu où mener son activité, ses projets et s’épanouir. Nous ne nous intéressons pas aux terrains où le propriétaire a une « propriété d’usage » de son bien, qu’il le fait vivre et qu’il s’en sert. Mais si un terrain est dormant, si il est délaissé alors que des centaines de personnes sont sur liste d’attente pour avoir accès à un jardin partagé, s’il ne sert qu’à satisfaire les logiques de spéculation ou de réserve foncière à de lointains
projets encore mal définis, et bien nous nous permettons d’aller y jardiner !

Cette situation est trop scandaleuse pour que l’on ait des scrupules à en contrarier les logiques !

 

Dans ces interstices, ces espaces d’incertitude ou ces vides programmés, nous préférons y voir des jardins et des projets plein d’étincelles tant que de meilleurs sorts ne leurs sont pas donnés.

Vive les jardins qui débordent et qui bourdonnent, les potagers façonnés par celles et ceux qui les vivent. Habiter, c’est bien plus que d’avoir juste un toit et répondre à nos préoccupations routinières, c’est étendre notre imaginaire, nos besoins de nature et l’expression de nos personnalités dans notre environnement immédiat. Nous refusons d’attendre une place dans un jardin partagé parfois éloigné de chez nous, qui ne nous conviendra peut-être pas et dont les chartes et les parcelles individuelles ne nous apporteraient pas tout ce que nous aurions rêvé.

Nous refusons que le droit au jardinage, à l’espace et à la liberté d’agir ne soient que pour les personnes ayant une maison à la campagne, surtout dans une ville
qui regorge d’espaces abandonnés.

 

Nous n’avons ni envie de reproduire le mobilier urbain normé et monotone qui sécurise nos rues, ni de copier les styles de jardins que l’on nous vend aujourd’hui dans des expositions de design. Notre société de consommation pousse à jeter et à détruire ce qui est démodé ou éraflé, alors que nous pouvons le partager et lui redonner vie pour donner naissance à des jardins hors norme. Nous sommes pour la récup plutôt que le neuf et la mode à tout prix. Les « déchets organiques » de nos poubelles et la terre déblayée pour construire un immeuble peuvent recréer un sol fertile, les matériaux jetés par les ménages peuvent servir à toutes sortent d’éléments pour le jardin. Nous  faisons appel à la création de jardin à moindre coût, non techniciste et avec des savoir-faire appropriables par tous. Nous bidouillons, nous expérimentons sans arrêt de nouvelles formes
de jardinage, de culture et de guérilla de l’espace public.

Nous ne recherchons pas la perfection dans le détail, ça n’est pas forcément vendeur et aux normes habituelles mais au moins ça vit, ça fait rêver, ça donne une personnalité
et ça donne des idées à d’autres.

 

Nous ne recherchons pas à travailler avec les institutions et les grosses boites ou lobbies, quels qu’ils soient. Nous refusons de faire de la publicité pour ceux qui polluent, ceux qui délaissent nos villes et cela tant que les mairies ne reconnaîtront pas le droit à la liberté de jardiner. Nous ne faisons pas de demandes de subvention mais des appels au don, à la générosité et à la production autonome de graines et de plantes.

La liberté permet d’être réactif, spontané, conscient et auto-géré.

 

Nous apprenons à créer nos propres dynamiques pour mener des actions à tout moment. Nous sommes maintenant aux quatre coins de la France, une centaine à Paris, disséminés en plusieurs branches, et nombreux sont encore ceux qui jardinent la ville et pratiquent la « guérilla gardening » de manière inconsciente… Nous nous retrouvons dés que possible pour mener des actions de groupe, car nos actions isolées finissent par disparaître ou par s’épuiser. Nous choisissons des endroits qui nous plaisent, en bas de chez nous ou dans notre quartier et nous passons à l’action !

 

Ce manifeste n’est pas le manifeste de la guérilla jardinière de Paris, de France ou d’ailleurs ; il n’est pas figé et triste, il ne demande qu’à être mouvant, remis en question et redessiné à la convenance de chacun. Ce manifeste ne vous donne le point de vue que de quelques personnes du mouvement, à une échelle locale du mouvement international de la « green guerrilla ». C’est l’expression de leurs objectifs, de leurs rêves et des motivations qui les font aller de l’avant. C’est pour parler de ce qui les distingue d’autres formes de jardinage urbain ou même d’autres guérilla jardinières plus conventionnelles. C’est pour faire connaître ce qui leur semble pertinent de défendre aujourd’hui à travers ce mouvement.

Enfin, c’est un appel à l’action conviviale et joyeuse !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face au béton et au bitume, le Manifeste des Espaces Collectifs et Partagés du 18ème !

 

Manifeste des Espaces Collectifs et Partagés

Mais où est donc passé l’espace public parisien ? Marchandisé, standardisé, le béton et l’automobile y ont pris le pouvoir, au détriment de l’imagination, de la libre expression, des rencontres….  Quant à la nature, la voici souvent à peine tolérée, voire menacée de disparition à l’image des jardins partagés.
Avec moins d’1 m² d’espaces verts par habitant nous sommes très loin des 10 m² préconisés par l’Organisation Mondiale de la Santé  depuis 1973 !
L’espace public, végétal ou minéral, devrait être un bien commun,  il est devenu un lieu de passage et de consommation, exclusif et ségrégatif.

…vers des espaces ouverts aux citoyens, créés par et pour les citoyens

Face à ce constat, il nous faut multiplier les lieux ouverts à tous et créés par tous, organiser une réappropriation publique, collective et végétale des territoires.
.Ces lieux sont à inventer, à rêver…  C’est à chaque quartier, selon ses propres dynamiques, de le(s) constituer et d’expérimenter ses espaces de liberté.
Les friches végétales sont incontournables et permettent le « vide » propice à l’imaginaire…Elles constituent par ailleurs un des rares lieux où la nature et la biodiversité  trouvent toute leur place, sous différentes formes : potagère, fruitière, sauvage, champêtre, organisée, jardinée en ville…

…sur le 18ème arrondissement

La petite part de rêve qui subsistait dans le 18eme arrondissement sera bientôt enterrée. Aujourd’hui, la plupart de nos initiatives se heurtent au bétonnage de la ville: le jardin d’Alice,  le Bois Dormoy, Baudélire, la Goutte Verte, Ecobox, Arrière Cours 93… Les jardins  partagés de nos quartiers disparaissent, laissés pour compte d’une  politique dont les citoyens sont le plus souvent tenus à l’écart.
Les rares moments de co-élaboration entre élus et citoyens cèdent le plus souvent la place à de pâles concertations publiques où tout semble joué d’avance.

Lieux générateurs d’utopies concrètes, les jardins partagés offrent pourtant un nouveau regard sur la ville dont on devrait plus largement s’inspirer, mélangeant les espèces, les êtres vivants, intensifiant les échanges et les interactions, recréant des écosystèmes naturels, culturels et sociaux que Paris a lentement mais sûrement aboli.

Il est urgent de pérenniser les friches mais aussi d’investir radicalement toitures, bordures de trottoirs, pied d’arbres, cour d’immeubles, de nous battre pour la mise à disposition systématique de terrains équivalents pour chaque jardin ou espace naturel supprimé.

Ensemble, essaimons ces îlots de fraîcheur, ces lieux d’éducation à l’environnement, ces espaces de lien social où les citoyens sont actifs et créatifs, ces lieux d’apprentissage du jardinage, de partage des savoirs, de  production alimentaire, ces espaces de gratuité et de biodiversité !

Investissons ces espaces, végétalisons, cultivons, habitons, occupons, jouons avec ce que la ville nous offre.

Reconquérir ou préserver, faisons mouvement pour résister, expérimenter et créer !

 

 

http://guerilla-gardening-france.fr/OUTILS/jpg/growvegetableno%20gouvernementAshleyFarrand.jpg

 






2 réponses pour “Des manifestes !”

    • Habite bondy
      nous sommes une association (le SEL de Bondy) et recherchons un terrain pour créer un jardin collectif.La mairie ne dispose pas de terrain à mettre à notre disposition, que nous conseillez vous?

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