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Permis de végétaliser et institutionnalisation des pratiques jardinières

Fin 2018 nous étions invité à un colloc appelé Naturpradi avec plusieurs tables rondes avec des institutions et des chercheurs dont l’une des questions principale était de questionner l’institutionnalisation des pratiques jardinières  :

 

L’institutionnalisation provoque un paysage, encadre les façons de faire et d’être. Il suffit de voir qu’à Paris la plupart des permis de végétaliser se cantonnent aux pieds d’arbres, arborent une typologie proche et se ressemblent ; surement à cause des clauses. Elle régule les pratiques et par la même occasion la réelle mobilisation des jardiniers.

 



Avec cela sont nés une série de formes d’institutionnalisation :


– Institutionnalisation sur le fait d’agir de manière individuelle plutôt que collective
– Institutionnalisation du mode d’action encadré alors qu’avant spontané
– Institutionnalisation de la manière de jardiner, de « végétaliser » plutôt que de jardiner
– Institutionnalisation de la taille, des espacements nécessaires et des lieux des espaces jardinables ou non.
– Institutionnalisation des moments où il faut jardiner, de la durée du permis de végétaliser.
– Institutionnalisation du mode d’action encadré alors qu’avant spontané
– Institutionnalisation des modèles de références (le permis de végétaliser devenu un modèle pour d’autres villes sans se poser de question)
– Institutionnalisation de la manière dont sont formés les gens, les jardiniers, les professionnels vs les amateurs et qui est ou non une référence technique pour jardiner toujours dans les règles de l’art.
– Institutionnalisation de la manière d’être un bon citoyen
– Institutionnalisation du fait que l’espace public soit de plus en plus géré par les Citoyens et leur bonne volonté plutôt que par les services publics de moins en moins présents dans un monde néolibéral.
– etc

 



Se pose alors la question de savoir si la guérilla gardening institutionnalise aussi ?


– Nous nous efforçons à ne pas le faire, à ne pas l’être, à laisser de la liberté partout où elle peut encore exister, à ne pas mettre de cadres ni à favoriser le contrôle quel qu’ils soient .
– Nous ne sommes pas Un collectif mais nous formons du collectif ce qui veut dire que nous ne régissons pas de règles pour participer au mouvement, nous ne nous approprions pas les actions d’autres à notre profit (économique, politique ou communicationnel) et nous essayons de casser toutes ces formes d’institutionnalisation.
– Dans nos actions il n’y a pas de question d’esthétisme (un jardin plus beau qu’un autre) ou de technique meilleure qu’une autre tant qu’elle reste appropriable et respectueuse du bien commun.
Cela exclue effectivement des pratiques individualistes d’appropriation, des pratiques technicistes, consommatrices de ressources fossiles ou polluantes, etc.
– Nous ne sommes pas en association seule forme « démocratique, citoyenne légale » reconnue par les institutions et ne souhaitons pas toucher de subventions pour garder en autonomie financière et montrer que c’est possible sans, pour ne pas être contrôlé de quelque manière que ce soir et pour ne pas donner de poids politique à un groupe politique qui ne nous correspondrait pas de quelque manière que ce soit.

 

Nous sommes pour la défense d’une liberté, de l’égalité et de l’accessibilité à tous au jardinage dans l’espace public, privé et sur toutes les terres : bien commun pour tous…
Alors est-ce que la Guérilla gardening insitutionnalise ou est elle davantage prétexte à la lutte sociale ?

 

 

En 2015 nous sortions notre « droit de jardiner » pour contrer l’institutionnalisation des pratiques jardinières et le « permis de végétaliser » instauré par la mairie de Paris.

 

Texte : GG droit de jardinier vs permis de végétaliser v2

Flyer : végépiratons partous !

 

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